Fantaisies pour guitares chœur et orchestre et « Misa Tango »
Centre de Pratique Musicale de Thônes
Navigation
 ▶ Archives / Presse  ▶ « Vocales » & « Saisons  ▶ « Vocales » 2004  ▶ Fantaisies pour guitares
chapeau & descriptif
Corps de l'article

Présentation

Fantaisies pour guitares chœur et orchestre

Création mondiale, de l’œuvre de Jean Boudlot et Hervé Roy.

Interprètes :

  • Jocques Marmoud - Guitare
  • Thierry Moncheny - Guitare
  • Orchestre Symphonique Universitaire de Grenoble (Direction : Patrick Souillot)

« Misa Tango » de Luis Bocolov

Création française

Interprètes :

  • Chrystèle Chovelon : Mezzo soprano
  • Pasqualino Frigau : Baryton
  • Chorale Maluraine (Direction : Jean Colas)
  • Chorale Mélusine (Direction : lsabelle Guillaume)
  • Chœur Universiloire de Grenoble (Direction : Alain Desbrière)
  • Chorale Cantathônes (Direction : Martial Renard)
  • Orchestre Symphonique Universitaire de Grenoble (Direction : Patrick Souillot)

Fantaisies pour guitares chœur et orchestre

Après avoir composé sa fresque symphonique « Maéva », Jean Boudlot voulait revenir à son instrument de prédilection : la guitare. Plutôt que de créer un concerto dans une forme classique, il s’est attelé à composer une œuvre réellement originale par sa forme et son contenu tout en restant fidèle à son style musical très abordable façonné au gré de son expérience de compositeur de musiques de film, de variétés et de studio.
Les « fantaisies » se découpent en 5 parties. Les guitares (classiques et électriques) sont traitées avant tout pour les caractéristiques mélodiques de l’instrument, plus que pour ses capacités rythmiques.
Le second mouvement, par exemple, instaure une relation particulière entre le chant d’une guitare électrique et le chœur de femmes.
Malgré un orchestre fourni, la présence de percussions et de chœurs, l’équilibre s’installe vite entre les deux solistes et le reste de la masse chorale et orchestrale. Grâce à une orchestration ingénieuse réalisée par Hervé Roy, sans aucune doublure, les cordes affirment tout ou long de l’œuvre, un cheminement harmonique élaboré.
Les bois soutiennent un dialogue fin et rythmique, répondent par petites touches colorées tandis que les cuivres affirment la puissance de leur timbre ou ponctuent les phrases à la manière de riffs.
La présence de guitares électriques n’est pas une facétie « pour faire moderne ». C’est la logique de l’évolution de la guitare et son utilisation dons la musique qui a guidé ce choix audacieux de Jean Boudlot.
La diversité thématique, les couleurs orchestrales et l’originalité de chaque mouvement font de cette œuvre une mosaïque cohérente, une sorte d’hymne aux différentes façons d’aborder cet instrument.
Le cinquième mouvement brillant et enivrant est une forme de danse festive ou cours de laquelle reviennent des citations des mouvements précédents.
Créée par l’Orchestre Symphonique Universitaire de Grenoble, l’œuvre vient d’’être enregistrée par le Sofia Symphony Orchestra sous la direction de Potrick Souillot avec les solistes Jacques Marmoud et Thierry Moncheny.

« Misa Tango » de Luis Bocolov)

Composée en 1997, la Misa Tango est un témoignage d’amour de Luis Bacalov pour son pays d’origine, l’Argentine. Comme pour tous les déracinés, la nostalgie de Buenos Aires s’incarne dans le rythme du tango. Cependant, le tango n’est pas seulement un rythme de danse, mais toute une philosophie dont la substance fondamentale est le déracinement, l’exil.
Le titre de l’œuvre peut paraître contradictoire : Messe et Tango ne sont pas des termes qui cohabitent souvent.
Pour Bacalov, l’absence de danse dans la liturgie est une tradition chrétienne, car on peut louer Dieu en dansant comme le font toutes les cultures du monde : les musulmans, avec la danse des derviches de Konya, ou encore le Gospel. Alors pourquoi pas une Misa Tango ?
Respectant les dispositions du Concile Vatican 2, Bacalov a préféré au latin, une langue vivante :l’espagnol. Le texte de l’Ordinaire - Kyrie, Gloria, Credo, Sanctus et Agnus Dei n’est pas chanté intégralement, ce que Bacalov justifie par « le désir de s’adresser à des personnes qui n’ont pas nécessairement les mêmes croyances, en soulignant dans la messe les aspects de Dieu qui sont communs aux chrétiens, aux juifs et aux musulmans » Les chœurs ont une part prépondérante dans cette œuvre inspirée, et la plainte du bandonéon traverse l’œuvre comme une sorte de leitmotiv. On retrouve dans des dialogues émouvants, le violoncelle, le violon, le piano, et les 2 solistes vocaux qui forment une espèce de concertino.
La masse orchestrale s’oppose à ce groupe d’instruments et de voix, à la manière d’un concerto grosso. On retrouve dans ce sens chez Bacalov, la liberté du Stravinsky néo-classique.
Hommage à ce que la musique européenne a apporté à la musique américaine et sud-américaine, la musique de Bacalov est aussi teintée des orchestrations hollywoodiennes des années trente, à l’instar de Korngold et d’outres compositeurs juifs émigrés d’Allemagne et d’Autriche qui travaillaient pour l’industrie du cinéma.
Comme dans la grande tradition des oratorios de Bach et de Haendel, la messe s’achève sur un accord majeur, symbolisant la lumière, l’espoir et l’invocation de la Paix.
Peu d’œuvres religieuses composées à la fin du 20ème siècle sont aussi inspirées. Le langage facile d’accès de Bacalov, le chant plaintif du bandonéon, la voix sensuelle du violoncelle en font une œuvre populaire.

« Vocales » 2004

Prochains rendez-vous

la section depliable

La section 'flex'