Faada Freddy
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Faada Freddy

Faada Freddy (© Barron-Claiborne )

Petit chapeau melon à la Charlot sur la tête d’où s’échappent une futaie de dreadlocks et gibus à rayures sur chemise blanche dignes d’un Incorruptible des années 30 : Faada Freddy possède un style bien à lui, mi chic à l’ancienne, mi dégaine de rude boy du ghetto. Un look cool et zazou qui ne se résout pas seulement à lui donner cette distinction « street dandy » mais donne aussi le ton de The Gospel Journey, un premier album joliment stylé, sans âge quoique éminemment moderne.

L’album Gospel Journey fait sans autre instrument que la voix et des percussions corporelles est un subtil mélange des harmonies vocales d’un Bobby McFerrin et de mélodies pop avec un timbre de voix Soul à la Otis Redding. Son 1 E.P sorti uniquement en digital au printemps 2014, a réussi, à la surprise générale, à se hisser dans les hauteurs du top album digital et suscité l’enthousiasme de personnalités aussi éclectiques que Zaz, Lenny Kravitz, Bernard Lavilliers, Nagui, Imany, ou Grand Corps Malade.

Pour toutes ses raisons, il y a fort à parier que sa voix, chaude, pure et mélodieuse soit appelée à s’échapper du peloton des nouveaux talents en 2015.

Anecdote

Un soir, je suis allée chercher refuge à la Bellevilloise de Paris, pour oublier les tensions de la vie et entrer en contact avec un de ses anges.
Faada Freddy y jouait. Ça tombait bien. Il attendait dans sa minuscule loge, souriant, habillé de blanc et coiffé d’un chapeau melon. Sa canne, assise par terre ne le quittait plus, ou plutôt c’est lui qui s’accrochait à elle tel un prophète des temps modernes. Alors qu’il montait sur scène, il était imperceptiblement nerveux et je le trouvais touchant. La salle pleine de vieux et futurs admirateurs chantait pour lui avec une dévotion de paroissiens. L’endroit choisit pour ce concert était modeste. Qu’elle ne fût donc pas ma surprise lorsqu’à ma gauche, Lenny Kravitz prenait place comme si de rien n’était. Il avait entendu parler des miracles de « ce mec », alors par lui-même, il était venu vérifier. La soirée prenait donc des allures surréalistes. Faada Freddy, imperturbable chantait, « beat boxait », sifflait de toute son âme pour percer nos cœurs et il y parvenait. Avec sa voix d’un autre monde, il a su faire chanter, bouger, crier, rire et bien sûr, pleurer. Je me suis demandé ce qu’un monstre comme Lenny Kravitz devait penser de ce petit sénégalais. Et comme s’il avait lu dans mes pensées, il s’est tourné vers moi et m’a confié dans un émerveillement de type qui n’a plus rien à prouver : « The guy is amazing... his voice is effortless... ». Comprenez que le gars est merveilleux et que tout semble facile.
J’ai senti qu’il faisait à présent parti des convertis et que comme moi, il avait passé une de ces soirées qu’on a du mal à oublier.
Imany

« Vocales » 2016

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